HILAIRE Camille

Camille Hilaire (Metz, 1916 – Fourges, 2004), peintre, lithographe et cartonnier de tapisserie, a construit une œuvre lumineuse entre cubisme et figuration : nus, paysages de Normandie, Venise, chevaux et scènes de courses. Galerie 125, près de Metz, sa ville natale, vous propose une large sélection de ses huiles, aquarelles, gouaches, dessins et lithographies originales signées.

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Camille Hilaire (1916-2004) : le peintre messin de la lumière et de la couleur

Né à Metz et formé dans l'entourage d'André Lhote, Camille Hilaire a inventé une peinture reconnaissable entre toutes : des formes découpées en facettes, traversées de lumière, où la couleur semble jaillir à travers un vitrail. Peintre, aquarelliste, lithographe, auteur de fresques, de vitraux et de tapisseries, professeur aux Beaux-Arts de Nancy puis de Paris, il reste l'un des artistes lorrains les plus appréciés des collectionneurs.

Camille Hilaire en bref

  • Naissance et décès : né le 2 août 1916 à Metz, mort le 7 juin 2004 à Fourges (Eure).
  • Formation : École des beaux-arts de Paris, puis atelier d'André Lhote, dont il devient l'assistant.
  • Style : une figuration post-cubiste, construite par plans transparents et baignée de couleurs lumineuses.
  • Techniques : huile, aquarelle et gouache, dessin, lithographie, fresque, vitrail et tapisserie.
  • Thèmes : nus féminins, Normandie, Venise, chevaux et courses, jardins, fleurs et cirque.

De Metz aux Beaux-Arts de Paris

Camille Hilaire naît le 2 août 1916 à Metz dans un milieu modeste et commence par travailler comme peintre en bâtiment. Adolescent, il passe des heures à la bibliothèque municipale à copier les gravures de Dürer et de Holbein. Ses dessins attirent l'attention de l'écrivain Jean Giono et du sculpteur messin Nicolas Untersteller, futur directeur de l'École des beaux-arts de Paris, qui l'accueille dans son atelier. Une bourse lui permet de voyager en Espagne et en Italie en 1933 et 1934.

Mobilisé en 1939, fait prisonnier lors de la campagne de France, il s'évade et rejoint Paris au début de l'année 1941. Sous l'Occupation, il s'inscrit à l'École des beaux-arts sous un faux nom. En 1942 et 1943, il suit l'enseignement d'André Lhote, dont il devient l'ami puis l'assistant. Cette rencontre est décisive : la leçon du cubisme va structurer toute son œuvre.

Le professeur, le décorateur, le peintre reconnu

En 1947, Camille Hilaire est nommé professeur de dessin et de composition décorative à l'École nationale supérieure d'art de Nancy, où il compte parmi ses élèves Claude Weisbuch. Il obtient le prix de Venise en 1948 et le prix de la Casa de Velázquez en 1950, puis présente sa première exposition personnelle à Paris en 1951. En 1958, il rejoint l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il enseigne jusqu'en 1968.

Parallèlement à la peinture, il se consacre au grand décor : une fresque pour le collège Georges-de-La-Tour de Metz, des vitraux, et des cartons de tapisserie, dont deux grandes pièces, Sous-bois et Forêt de France, réalisées pour le salon de première classe du paquebot France. Installé en Normandie, il s'éteint le 7 juin 2004 à Fourges et repose au cimetière de l'Est à Metz. Son fils Claude, peintre sous le nom d'Hastaire, a lui aussi mené une carrière d'artiste reconnue.

Une peinture entre cubisme et lumière

Chez Camille Hilaire, le sujet n'est jamais abandonné, mais il est recomposé. Les volumes se fragmentent en plans transparents qui se chevauchent, les contours se dédoublent, et la lumière circule librement dans le tableau. Le trait, hérité de Dürer, reste d'une grande sûreté, tandis que la couleur, franche et éclatante, rappelle les maîtres italiens qu'il a admirés dans sa jeunesse.

Ses sujets de prédilection sont les nus féminins, les paysages de Normandie et de bord de mer, Venise, les chevaux et les champs de courses, les jardins, les bouquets de fleurs et le cirque. On les retrouve dans ses huiles comme dans ses aquarelles gouachées, qui comptent parmi les plus belles réussites de son œuvre.

Les lithographies de Camille Hilaire

La lithographie occupe une place importante dans le travail de Camille Hilaire. Il a réalisé de nombreuses estampes en couleurs, tirées en nombre limité, signées au crayon et numérotées, ainsi que des livres illustrés de lithographies originales, parmi lesquels Femmes (1972), Le Cirque (1974), La Normandie (1976), Jardins (1977) et Méditerranéennes (1994). Ces lithographies, très colorées et d'un format souvent généreux, permettent d'acquérir une œuvre originale de l'artiste à un prix accessible.

Combien vaut une œuvre de Camille Hilaire ?

La valeur d'une œuvre de Camille Hilaire dépend d'abord de sa technique, puis de son format, de son sujet et de son état. À titre indicatif, voici les fourchettes de prix généralement constatées sur le marché, en galerie comme en ventes publiques :

  • Petites lithographies signées, de 27 x 21 à 32 x 25 cm : de 35 à 75 €.
  • Lithographies originales en format moyen, de 40 x 29 à 53 x 37 cm : de 100 à 200 €.
  • Lithographies originales en grand format, de 53 x 74 à 56 x 76 cm : de 200 à 450 €.
  • Livres illustrés de lithographies signées, comme Où passent nos rivières : autour de 950 €.
  • Dessins originaux au crayon, au fusain ou à l'encre : de 295 à 695 €.
  • Aquarelles et gouaches originales : de 550 à 1 950 €.
  • Huiles sur toile : à partir de 4 000 € environ, davantage pour les grandes compositions.

Le sujet, paysages, bords de l'Epte, vergers, nus, Venise ou chevaux, la qualité de la composition et l'état de conservation font ensuite varier le prix. Seule une expertise permet de déterminer la valeur précise d'une œuvre.

Questions fréquentes sur Camille Hilaire

Comment reconnaître une lithographie originale de Camille Hilaire ?
Elle porte normalement la signature de l'artiste au crayon et une numérotation (par exemple 85/150), ou la mention EA ou HC. Une reproduction ou une affiche, sans signature manuscrite, n'a qu'une valeur décorative.

Camille Hilaire et Hastaire sont-ils liés ?
Oui. Claude Hilaire, dit Hastaire, est le fils de Camille Hilaire. Il a développé sa propre œuvre, très différente de celle de son père.

Où acheter une œuvre de Camille Hilaire près de Metz ?
Située à Argancy, à quelques minutes de Metz, la Galerie 125 présente l'une des sélections les plus importantes d'œuvres de Camille Hilaire : huiles, aquarelles, gouaches, dessins, lithographies et livres illustrés. Chaque œuvre est accompagnée d'un certificat de la galerie. Toutes les œuvres disponibles sont présentées ci-dessus, et la galerie vous reçoit sur rendez-vous.

Vous souhaitez vendre une œuvre de Camille Hilaire ?

Peinture, aquarelle, dessin ou lithographie : la Galerie 125 étudie toutes les propositions et vous répond rapidement avec une estimation et, le cas échéant, une offre d'achat. Munissez-vous de quelques photos de l'œuvre, de la signature et du dos, ainsi que de ses dimensions, puis rendez-vous sur notre page Vendre une œuvre.

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