Bernard Buffet : biographie, œuvre, lithographies et cote

Bernard Buffet : biographie, œuvre, lithographies et cote

Peu d'artistes français du XXe siècle ont connu une gloire aussi précoce, une disgrâce aussi longue et un retour en grâce aussi net que Bernard Buffet. Son trait noir, tendu et anguleux, se reconnaît entre mille, sur la toile comme sur le papier. La Galerie 125 recherche, sélectionne et présente ses estampes originales depuis plus de vingt ans. Ce guide rassemble ce qu'il faut savoir sur l'homme, sa peinture, ses gravures et ses lithographies, et répond aux questions que se posent le plus souvent amateurs et collectionneurs.

Bernard Buffet, Autoportrait, gravure originale, 1987

Bernard Buffet, Autoportrait, 1987. Gravure originale sur papier du Moulin du Gué, épreuve d'artiste signée au crayon. Galerie 125.

Bernard Buffet en bref

Naissance 10 juillet 1928, Paris
Décès 4 octobre 1999, Tourtour (Var)
Mouvement Figuration de l'après-guerre, chef de file du « misérabilisme »
Techniques Peinture à l'huile, dessin, aquarelle, gravure (surtout pointe sèche), lithographie
Marchand Maurice Garnier, de la fin des années 1940 à la mort de l'artiste
Distinctions Prix de la Critique (1948), Légion d'honneur (1971), Académie des beaux-arts (1974)
Musées Musée d'Art moderne de Paris, Musées du Vatican, musée Bernard Buffet de Surugadaira (Japon)
Catalogues raisonnés de l'estampe Maurice Rheims (gravure, 1983) ; Charles Sorlier (lithographie, tomes I et II, 1979 et 1987)

Un prodige de l'après-guerre

Bernard Buffet naît le 10 juillet 1928 à Paris et grandit dans le quartier des Batignolles. Après des cours du soir de dessin de la Ville de Paris, il est admis à l'École des beaux-arts en 1944, à seize ans, grâce à une dérogation d'âge. Il la quitte rapidement pour se former au contact des maîtres, dans les musées. Il expose pour la première fois en 1946, un autoportrait, au Salon des moins de trente ans.

En 1948, il partage le prix de la Critique avec Bernard Lorjou. Il n'a pas vingt ans. Le marchand Emmanuel David s'intéresse à lui, puis Maurice Garnier, qui restera son marchand pendant un demi-siècle. À partir de 1949, chaque mois de février voit l'inauguration d'une exposition de ses œuvres nouvelles, d'abord à la galerie Drouant-David, puis chez David et Garnier et enfin à la galerie Maurice Garnier. Ce rendez-vous annuel, consacré le plus souvent à un thème unique, rythme toute sa carrière : Buffet pense et travaille en séries.

De 1950 à 1958, il partage la vie de Pierre Bergé, qui contribue à l'organisation de sa carrière. En 1955, une enquête de la revue Connaissance des arts le classe en tête des peintres de la jeune génération. En 1958, à trente ans, la galerie Charpentier lui consacre une rétrospective. La même année, il rencontre Annabel Schwob, qu'il épouse en décembre. Elle deviendra le visage le plus présent de son œuvre et la compagne de toute sa vie.

Le style Buffet : comment le reconnaître

Il suffit souvent d'un coup d'œil pour identifier un Buffet. Quelques constantes traversent toute son œuvre, de la première toile à la dernière estampe :

  • Le trait noir. Chaque forme est cernée d'une ligne sombre, nerveuse et sans repentir, qui structure l'image comme une armature.
  • La verticalité. Silhouettes étirées, visages allongés, clochers, gratte-ciel et tiges de fleurs : tout s'élance vers le haut.
  • Les angles. Les courbes sont rares. Objets, corps et architectures sont découpés en arêtes vives.
  • La frontalité. Les figures se présentent de face, immobiles, souvent graves, presque hiératiques.
  • La signature. Grande, anguleuse, intégrée à la composition, souvent accompagnée de la date. Elle fait partie de l'image autant qu'elle l'authentifie.

Ces traits expliquent pourquoi Buffet s'est imposé si naturellement dans l'estampe : son art repose d'abord sur le dessin, et la gravure comme la lithographie mettent ce dessin à nu.

La peinture : les grandes séries

Les années grises et le misérabilisme (1945-1955)

Les premières toiles imposent un univers immédiatement identifiable : gris, ocres et bruns éteints, figures immobiles et étirées, natures mortes réduites à quelques objets pauvres, une lampe, une poêle, une table nue. La critique parle de « misérabilisme », et Buffet en devient le chef de file. Ce n'est pas un programme politique mais un regard : celui d'une génération qui sort de la guerre et choisit la figuration au moment où l'abstraction domine les galeries. Les grands cycles de cette période sont La Passion du Christ (1952) et Horreur de la guerre (1954), un triptyque accompagné de vingt-six aquarelles.

Bernard Buffet, Lampe à pétrole, lithographie originale, 1954

Lampe à pétrole, vers 1954. Lithographie originale, numérotée et signée au crayon, catalogue raisonné tome I n° 5.

Bernard Buffet, Les fers à repasser, lithographie originale, 1955

Les fers à repasser, 1955. Lithographie originale en couleurs, tome I n° 13, éditée par la Guilde de la Gravure, Genève.

L'éclat de la couleur (1956-1970)

À partir de 1956, la palette s'éclaire et la matière s'épaissit. Viennent le Cirque (1956), les paysages de Paris (1957), Jeanne d'Arc (1958), les sept toiles des Oiseaux (1960), puis les portraits d'Annabel, dont dix-huit sont exposés en 1961. La même année, il peint une suite sur la vie du Christ pour la chapelle du château de l'Arc, en Provence. Ces toiles ont été offertes en 1971 aux Musées du Vatican, où elles sont toujours exposées. Suivent les Écorchés (1965), à la pâte épaisse et aux coulures, les nus de 1966, puis la Corrida et les Plages (1967).

Bernard Buffet, Les Parisiennes, lithographie originale, 1958

Les Parisiennes, 1958. Lithographie originale sur vélin BFK Rives, numérotée et signée, catalogue raisonné n° 19.

Bernard Buffet, Ayez pitié, lithographie originale, 1961

Ayez pitié, 1961. Lithographie originale, numérotée et signée au crayon, Sorlier tome I n° 304.

Histoire, littérature et voyages (1970-1999)

Les années 1970 sont marquées par les grands sujets : Les Folles (1971), L'Enfer de Dante (1977), la Révolution française (1978). Viennent ensuite les paysages, plus apaisés, puis la série des autoportraits de 1981. Ses voyages nourrissent de nouveaux thèmes : le Japon, avec les Sumos et le Kabuki (1988), New York, les villages de France et de Hollande. Il illustre aussi Vingt mille lieues sous les mers (1989). Atteint de la maladie de Parkinson, qui l'empêche peu à peu de peindre, il disparaît le 4 octobre 1999 dans son atelier de Tourtour. Ses dernières séries s'intitulent Mes singes et La Mort.

Bernard Buffet, Dante, gravure originale, 1976

Dante, vers 1976. Gravure originale, éditions Lacourière-Frélaut, épreuve d'artiste signée au crayon, n° 358 du catalogue de la gravure.

Bernard Buffet, La Révolution française, Marianne, lithographie originale

La Révolution française, Marianne. Lithographie originale, numérotée et signée au crayon.

La gloire, le purgatoire, puis la réhabilitation

Le succès commercial de Buffet a longtemps nui à sa réputation critique. La presse le surnomme déjà « le peintre millionnaire de la misère », et une partie du monde de l'art lui reproche ensuite sa production abondante et sa fidélité à la figuration. Les honneurs officiels ne manquent pourtant pas : chevalier de la Légion d'honneur en 1971, il est élu à l'Académie des beaux-arts en 1974.

C'est au Japon que son œuvre trouve son plus fervent défenseur. En 1973, le collectionneur Kiichiro Okano fonde le musée Bernard Buffet à Surugadaira, au pied du mont Fuji. Ce musée entièrement consacré à l'artiste est agrandi en 1988, en présence de Buffet lui-même.

En France, le tournant date de la grande rétrospective du Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, du 14 octobre 2016 au 26 février 2017. Sous le commissariat de Dominique Gagneux, une centaine de peintures y retraçaient sa carrière. Pour le public comme pour les collectionneurs, Buffet a retrouvé sa place parmi les grands peintres figuratifs du siècle.

Chronologie

Année Événement
1928 Naissance à Paris, le 10 juillet
1944 Entrée à l'École des beaux-arts, à seize ans
1946 Première exposition, au Salon des moins de trente ans
1948 Prix de la Critique, partagé avec Bernard Lorjou
1949 Première des expositions annuelles de février
1952 La Passion du Christ
1954 Horreur de la guerre
1956 Le Cirque ; la palette s'éclaire
1958 Rétrospective à la galerie Charpentier ; mariage avec Annabel
1961 Chapelle du château de l'Arc, portraits d'Annabel
1968 Album de lithographies Mon cirque
1971 Légion d'honneur ; don des toiles de la chapelle au Vatican
1973 Ouverture du musée Bernard Buffet au Japon
1974 Élection à l'Académie des beaux-arts
1977-1978 L'Enfer de Dante, La Révolution française
1979 Premier tome du catalogue des lithographies par Charles Sorlier
1983 Catalogue de l'œuvre gravé par Maurice Rheims
1987 Second tome du catalogue des lithographies
1989 Album Don Quichotte, imprimé chez Mourlot
1999 Décès à Tourtour, le 4 octobre
2016-2017 Rétrospective au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

De la toile à l'estampe : gravures et lithographies

Les gravures et lithographies de Buffet ne sont pas des produits dérivés de sa peinture. Ce sont des œuvres originales, conçues et dessinées par l'artiste lui-même, puis tirées en nombre limité sous son contrôle. Elles suivent toutefois de près ses thèmes picturaux : celui qui aime ses clowns, ses bouquets ou ses vues de New York les retrouve en estampe, dans des formats et à des prix bien plus accessibles.

La gravure

Buffet grave dès la fin des années 1940. Il travaille surtout à la pointe sèche, en incisant directement le cuivre avec une pointe d'acier, sans recours à l'acide. Cette technique exige un geste sûr et convient parfaitement à son dessin acéré. Le catalogue de Maurice Rheims recense 367 pointes sèches de 1948 à 1980. Ses gravures plus tardives sont souvent éditées par l'atelier Lacourière-Frélaut et tirées sur papier du Moulin du Gué.

La lithographie

La lithographie lui permet de travailler la couleur et de concevoir des suites entières. Une grande partie de ses lithographies est imprimée à Paris dans l'atelier Mourlot, où Charles Sorlier, lithographe de l'atelier et auteur de ses catalogues raisonnés, l'accompagne pendant des décennies. Les tirages sont le plus souvent réalisés sur vélin d'Arches ou de Rives. Les deux tomes de Sorlier répertorient 515 lithographies de 1952 à 1986.

Les albums

Buffet a également réalisé des albums de lithographies, souvent consacrés à un texte ou à un thème : Mon cirque (1968), L'Enfer de Dante, ou encore Don Quichotte (1989), auquel nous avons consacré un article détaillé : dix lithographies originales en couleurs dont les textes de Cervantès sont calligraphiés par l'artiste. Complet, avec sa page de titre, sa justification et son emboîtage d'origine, un album conserve une valeur supérieure à celle de ses planches dispersées.

Bernard Buffet, Mon cirque, Clown au fond rouge, lithographie originale, 1968

Mon cirque, Clown au fond rouge, 1968. Lithographie originale, numérotée et signée, catalogue raisonné n° 139.

Les grands thèmes à collectionner

L'œuvre imprimé de Buffet est vaste, et chaque collectionneur peut y suivre un fil. Voici les principaux, avec des exemples présentés par la Galerie 125.

Bernard Buffet, New York Lenox Avenue, lithographie originale, 1991

New York, Lenox Avenue, vers 1991. Lithographie originale imprimée chez Mourlot, épreuve d'artiste E.A. II/XXX signée au crayon.

Bernard Buffet, Les Japonaises, lithographie originale, 1981

Les Japonaises, 1981. Lithographie originale, numérotée et signée au crayon, catalogue raisonné n° 354.

Peinture, dessin ou estampe : que choisir ?

Une œuvre originale de Bernard Buffet peut prendre trois formes, qui ne relèvent pas du même budget.

Type d'œuvre Ce qu'il faut savoir
La peinture Une pièce unique, à l'huile sur toile. Les toiles se négocient de plusieurs dizaines de milliers d'euros à plus d'un million pour les plus importantes. Une provenance documentée et un certificat sont indispensables.
Le dessin et l'aquarelle Une pièce unique, de la main de l'artiste, plus accessible qu'une toile. Le dessin à l'encre est le terrain où son trait s'exprime le plus librement. La Galerie 125 a par exemple présenté un dessin original à l'encre, Les Tournesols, signé et daté de 1992.
L'estampe originale Gravure ou lithographie conçue par l'artiste, tirée en nombre limité, numérotée et signée. C'est la voie la plus naturelle pour débuter une collection, de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros.

Bernard Buffet, Les Tournesols, dessin original à l'encre, 1992

Les Tournesols, 1992. Dessin original à l'encre sur papier, signé et daté. Œuvre unique.

Cote et prix de Bernard Buffet

Bernard Buffet compte parmi les artistes français du XXe siècle les plus présents sur le marché international, en Europe, aux États-Unis et en Asie. Son record en vente publique a été établi en décembre 2021 chez Christie's à Hong Kong : Les Clowns musiciens, le saxophoniste et l'accordéoniste (1991) a été adjugé 13,5 millions de dollars de Hong Kong, soit environ 1,5 million d'euros. C'était la première fois qu'une toile de l'artiste dépassait ce seuil.

Pour les estampes, les prix dépendent de plusieurs critères :

  • Le format. Les petites lithographies de 1967 (31 x 24 cm) sont accessibles dès 150 à 300 euros, tandis que les grandes feuilles de 76 x 58 cm se situent le plus souvent entre 1 500 et 3 500 euros.
  • Le sujet. Le cirque, New York et les grands bouquets sont les thèmes les plus demandés.
  • La justification. Une épreuve numérotée et signée au crayon vaut nettement plus qu'une épreuve signée dans la planche ou une épreuve non justifiée.
  • Les pièces d'exception. Une lithographie rehaussée à la main, comme le Torero de 1966 rehaussé à la mine de plomb, ou un album complet comme le Don Quichotte, se situent bien au-dessus.
  • L'état. Une feuille insolée, jaunie ou tachée perd une part importante de sa valeur.

Reconnaître une estampe authentique

Parce qu'il est très recherché, Buffet est aussi très copié. Avant tout achat, quelques vérifications s'imposent.

  • Le catalogue raisonné. Trois ouvrages font référence : Bernard Buffet graveur de Maurice Rheims (1983), et les deux tomes de Bernard Buffet lithographe de Charles Sorlier (1979 et 1987). Les lithographies sont couramment désignées par leur numéro Sorlier. La Galerie 125 propose d'ailleurs le premier tome du catalogue de Charles Sorlier.
  • La signature. Elle peut être au crayon, à l'encre ou « dans la planche », c'est-à-dire dessinée sur la pierre et imprimée avec l'image. Ces trois cas sont authentiques mais ne se valent pas sur le marché. Une signature imprimée sur une reproduction se trahit à la loupe par ses points de trame.
  • La justification. Chez Buffet, la numérotation est la règle. Les véritables épreuves d'artiste sont elles-mêmes numérotées en chiffres romains (par exemple E.A. II/XXX). Une mention « E.A. » sans numéro appelle davantage de prudence.
  • Le papier. Arches, Rives ou Moulin du Gué : des papiers épais, mats, au grain visible. Un papier fin ou brillant doit alerter.
  • Le prix. Une « lithographie signée » proposée à quelques dizaines d'euros est presque toujours une reproduction ou une affiche.

Pour aller plus loin sur ces questions, le Guide de l'Estampe consacre un dossier complet à Bernard Buffet graveur et lithographe.

Petit lexique de l'estampe

Pour une présentation plus détaillée de la technique, consultez notre page La lithographie expliquée et notre guide des formats.

  • Estampe originale : image imprimée à partir d'une matrice (cuivre, pierre, bois) créée par l'artiste lui-même, tirée en nombre limité.
  • Pointe sèche : gravure en creux où l'artiste incise directement le métal avec une pointe d'acier. Technique de prédilection de Buffet.
  • Lithographie : impression à plat à partir d'un dessin réalisé au crayon ou à l'encre grasse sur une pierre calcaire ou une plaque de zinc.
  • Justification : mention du tirage portée sur l'épreuve, par exemple 45/120 : exemplaire n° 45 sur un tirage de 120.
  • E.A. (épreuve d'artiste) : exemplaire réservé à l'artiste, en dehors du tirage courant. Chez Buffet, souvent numéroté en chiffres romains.
  • H.C. (hors commerce) : exemplaire destiné à l'éditeur ou aux collaborateurs, non destiné à la vente à l'origine.
  • Signé dans la planche : signature dessinée sur la matrice et imprimée avec l'image, par opposition à la signature manuscrite au crayon ou à l'encre.
  • Cuvette : empreinte laissée dans le papier par la plaque de métal d'une gravure. Une lithographie n'en a normalement pas.
  • Rehaut : intervention manuelle de l'artiste sur une épreuve imprimée, qui en fait une pièce unique.
  • Vélin d'Arches, BFK Rives : papiers d'art épais et sans grain de vergeure, utilisés pour les tirages de qualité.

Acheter, faire estimer ou vendre une œuvre

Acheter une œuvre de Bernard Buffet à la Galerie 125

Depuis 2003, la Galerie 125 présente des lithographies et gravures originales d'art moderne, classique, contemporain et de street art. Chaque estampe de Bernard Buffet est décrite avec précision (technique, papier, justification, référence au catalogue raisonné) et accompagnée d'un certificat d'authenticité de la galerie. De nombreuses œuvres sont proposées encadrées, avec un verre anti-reflets et anti-UV.

Vous possédez une estampe de Bernard Buffet ? La galerie étudie les propositions de vente (voir notre page Vendre une œuvre). Envoyez-nous des photos de l'œuvre entière, de la signature, de la justification et du verso, ainsi que ses dimensions, à [email protected], ou appelez le 03 87 73 30 94.

Questions fréquentes

Qui était Bernard Buffet ?

Bernard Buffet (1928-1999) est un peintre, graveur et lithographe français. Révélé à vingt ans par le prix de la Critique, il est l'une des grandes figures de la peinture figurative de l'après-guerre, reconnaissable à son trait noir anguleux et à ses figures étirées.

Qu'est-ce que le misérabilisme ?

C'est le nom donné par la critique, à la fin des années 1940, à une peinture figurative austère qui montre un monde pauvre et dépouillé : intérieurs nus, objets modestes, visages creusés, couleurs éteintes. Buffet en est considéré comme le chef de file, aux côtés de peintres comme Bernard Lorjou, André Minaux ou Paul Rebeyrolle.

Pourquoi Bernard Buffet a-t-il été critiqué ?

Son succès très précoce, sa production abondante et son train de vie lui ont valu l'hostilité d'une partie de la critique, à une époque où l'abstraction dominait. Sa réputation s'est rééquilibrée depuis, notamment grâce à la rétrospective du Musée d'Art moderne de Paris en 2016-2017.

Combien vaut une lithographie de Bernard Buffet ?

Une petite lithographie des années 1960 se trouve à partir de 150 à 300 euros. Une grande lithographie en couleurs, numérotée et signée au crayon, se situe le plus souvent entre 1 500 et 6 000 euros. Les albums complets et les épreuves rehaussées atteignent des montants nettement supérieurs.

Combien vaut un tableau de Bernard Buffet ?

Selon le format, la période et le sujet, une toile peut valoir de plusieurs dizaines de milliers d'euros à plus d'un million. Le record actuel dépasse 1,5 million d'euros (Christie's Hong Kong, 2021).

Comment savoir si ma lithographie de Buffet est authentique ?

Examinez la signature et la numérotation à la loupe : un trait de crayon se voit dans le grain du papier, une impression se décompose en points de trame. Vérifiez le papier, les dimensions et la référence dans le catalogue de Charles Sorlier. En cas de doute, demandez l'avis d'une galerie spécialisée.

Quelle est la différence entre une gravure et une lithographie ?

La gravure est imprimée à partir d'une plaque de métal incisée : l'encre se loge dans les creux et la presse laisse une cuvette dans le papier. La lithographie est imprimée à plat, à partir d'un dessin gras sur pierre ou sur zinc. Chez Buffet, la gravure privilégie le trait en noir, la lithographie permet la couleur.

Une lithographie signée dans la planche a-t-elle de la valeur ?

Oui, s'il s'agit d'une lithographie originale répertoriée : la signature fait alors partie de l'image dessinée par l'artiste. Sa valeur reste toutefois inférieure à celle d'une épreuve signée à la main au crayon ou à l'encre.

Qu'est-ce qu'une affiche de Bernard Buffet ?

Les affiches annonçant ses expositions (Musée Galliera, Château de Loches, Chenonceau…) sont souvent imprimées en lithographie et très décoratives. Elles ne sont ni numérotées ni signées à la main et se situent généralement entre 30 et 300 euros.

Où voir des œuvres de Bernard Buffet ?

Le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris conserve un ensemble important de ses peintures. Les Musées du Vatican exposent les toiles de la chapelle du château de l'Arc. Au Japon, le musée Bernard Buffet de Surugadaira lui est entièrement consacré.

Où acheter une œuvre de Bernard Buffet en toute confiance ?

Auprès d'une galerie spécialisée, qui décrit précisément chaque œuvre, donne sa référence au catalogue raisonné et fournit un certificat d'authenticité. C'est le cas de la Galerie 125, qui présente en permanence une sélection de gravures et lithographies originales de l'artiste.

À lire aussi sur notre blog

Galerie 125

sur

x