Jean Jansem : cinq nouvelles lithographies entre Venise et figures féminines
Cinq nouvelles lithographies originales de Jean Jansem viennent de rejoindre Galerie125. Réalisées en 1966 et 1967, elles nous plongent dans deux univers particulièrement représentatifs du travail de l'artiste : les silhouettes féminines, délicates et mélancoliques, et les paysages de Venise baignés de lumière.
Une sélection très homogène malgré la diversité des sujets, dans laquelle on retrouve immédiatement le dessin sensible, les personnages élancés et les couleurs subtiles qui caractérisent l'œuvre de Jean Jansem.
Jean Jansem et la figure féminine
La femme occupe une place importante dans l'œuvre de Jean Jansem. Ses modèles sont rarement représentés dans des attitudes théâtrales. Ils apparaissent au contraire dans des moments simples, presque silencieux.
Dans « Femme de dos », la silhouette assise se détache sur un fond aux tonalités chaudes. Le visage disparaît entièrement, laissant au dessin du corps et à l'attitude du modèle le soin de transmettre l'émotion.
« La femme au linge », réalisée en 1966, offre une composition plus verticale. La finesse du trait contraste avec les nuances d'ocre et de beige qui occupent une grande partie de l'image. Jansem parvient avec très peu d'éléments à donner une véritable présence à son personnage.

Venise sous le regard de Jean Jansem
Les trois autres lithographies nous emmènent à Venise. Mais plutôt que de représenter une Venise spectaculaire ou monumentale, Jean Jansem s'intéresse à son atmosphère, à ses quais, à sa lagune et aux silhouettes qui peuplent la ville.
« Les quais » – 1966
Dans « Les quais », quelques personnages et une gondole apparaissent devant les façades baignées de tonalités orangées. Les formes semblent parfois se dissoudre dans la couleur, donnant à la scène une impression de souvenir ou d'instant saisi sur le vif.
« Le mur rouge » – 1967
Avec « Le mur rouge », l'architecture devient presque abstraite. Une grande façade aux nuances rouges et orangées occupe l'essentiel de la composition, tandis que l'eau et quelques éléments architecturaux permettent de retrouver l'atmosphère vénitienne.
C'est une œuvre particulièrement intéressante pour la manière dont Jansem utilise la couleur : le paysage reste identifiable, mais l'ambiance prend progressivement le dessus sur la représentation.
« La lagune » – 1967
« La lagune » est sans doute la plus épurée des trois. Une immense étendue de vert et de bleu domine la composition. Tout en bas, quelques personnages se tiennent sur un ponton face à l'eau.
Le contraste entre l'immensité du paysage et la petitesse des silhouettes crée une atmosphère calme et presque contemplative.
Cinq lithographies réalisées en 1966 et 1967
Ces cinq œuvres ont également l'intérêt d'avoir été réalisées sur une période très courte. Elles permettent ainsi d'observer comment Jean Jansem traite, au même moment, deux sujets totalement différents.
D'un côté, le corps et la figure humaine sont dessinés avec finesse et fragilité. De l'autre, Venise devient un terrain d'expérimentation pour la lumière et la couleur.
Dans les deux cas, on retrouve cette même économie de moyens et cette sensibilité qui rendent son travail immédiatement reconnaissable.
De nouvelles lithographies originales de Jean Jansem chez Galerie 125
« Femme de dos », « La femme au linge », « Les quais », « Le mur rouge » et « La lagune » viennent enrichir notre sélection d'œuvres de Jean Jansem.
Ces cinq lithographies originales sont des épreuves d'artiste signées au crayon par Jean Jansem, avec différents tirages selon les œuvres.



